13.05.2009

Dis moi, Toi...

 

Entité pleine d’énergie, tu sais ma vie 
Ma peur, mes remords, mes pleurs, mes envies, mon coeur

Et les doutes de sa présence en mes nuits
Un geste de toi, mon âme serait sans peur
Entité soit vérité devient mon envie

 

 

 

Entité sans corps meurtri, tu sais ma douleur
Corps crispé dans l'ombre, mes larmes vers le ciel
 
Quand l’amour fuit de peur de souffrir à nouveau

Dis lui, mon âme est douce comme du miel
Entité offre nous une page couleur

 

 

 

Entité amour est vrai, tu sais à mes lèvres

Ses craintes ôtent lui sinon sera trop tard
Qui mieux que toi, sait que le temps court très vite
A son âme qui sait, de peur se fait fuyard

Entité pousse-le à vivre ses fièvres

 

 

 

 

Entité sincère suis, tu le connais mon coeur
A sa peur de m’aimer, ressens plus d’un tourment
A force vais me détourner de lui : ennui
Attendre sans espoir un jour d’être amants
Entité vieille serait si lui sans ardeur

 

 


Entité aide moi, toi qui m’as tant aimé
Tu sais mon besoin, s’il recule irais plus loin
Suis faite d’Amour, point d’être Pénélope
Se joue de moi, de mon âme ni plus ni moins
Entité de sa faute, je souffre d’aimer

 

 

 

 

La Comtesse Catherine

 

C.DdeB


12.05.2009

Chevalier, où es-tu...

 

Pourquoi cette jeune femme à la peau d’albâtre est-elle si triste ? 

De ses paupières baissées coule une larme, une unique larme sur sa joue duvetée. Seule, brillante comme un diamant. Son visage rayonne même par cette indéniable tristesse. Sa longue chevelure couleur soleil flirte avec le vent. Elle est assise sur un rocher face à l’horizon...

Elle lève son visage, ouvre ses yeux à la couleur rivalisant avec celle de la mer. Elle regarde cette immensité qui s’offre à sa douleur. Mais quelle est-elle, cette douleur si terrible pour que sa souffrance m’ait fait un appel aussi poignant ? Peine de coeur à n’en point douter. Comment faire du mal à une si charmante personne, cela est inconcevable. Tout en elle, émane la douceur d’un ange...Ne point l’aimer serait pécher !

Son regard semble demander de l’aide...Mais à qui grand dieu...Elle est seule sur cette falaise au moment où le soleil fait l’Amour à la Terre par de délicieux préliminaires, rayon à rayon léchant avec passion ses contours.

On entend les battements de son coeur au rythme du ressac, une musique telle une union de corps en fusion. Fragile, tendre qu’une seule envie m’envahie la prendre au creux de mes bras pour la consoler...Mais de quoi...

De plus, je la vois mais ne suis pas dans son monde... depuis peu j’ai la clé des songes étant devenue l’une des fées des Amours.

La Fée Tendresse, pour vous servir...

On ne naît pas Fée, on le devient...Par choix ? Point ! Le grand conseil du Monde magique se réunit et pendant plus de deux lunes, il délibère...

Humaine, je l’étais...

Je crois, ne m’en souviens que peu et que lorsque je le désire vraiment... Là, je ne le veux... Au début, je croyais rêver et j’avais raison car depuis je vis dans les rêves même fait de jour en pensée... mais ceux des humains. Ceux qui ont perdu espoir, qui se sentent perdus ou qui croient ne jamais être aimés.

Cette charmante personne parle... Allons l’écouter... Vous ?...Pas très habituel...Vous êtes, là...Alors, suivez-moi...mais aucun bruit...sinon, je vous jette un charme...des moins charmants dont j’ai le secret... Ne plus être jamais aimé, par exemple ! Vous voilà prévenu...

-" Etranger, bel étranger, tes mots m’ont charmé. Mon coeur, tu as su lui donner l’émoi. Tes yeux à mon âme, ont crié ton Amour. Tes baisers si peu chastes m’ont fait comprendre pourquoi j’étais née. Tu m’as fait tienne sans que je me retienne... Et, depuis tu es parti.... pourquoi devrais-je continuer à vivre...Je suis trahie, trompée... Ma vie ne vaut plus rien, je serai bannie de t’avoir dit oui..."

Je dois faire quelque chose...le charme d’apparition, voilà une première solution. Mon incantation, jamais vous ne vous en souviendrez...à votre oreille de la poudre d’oubli...et hop...envolées mes paroles...

"Vents des cieux, entendez la Fée Tendresse à vous s’adresse...Donnez moi quelques moments l’apparence d’une humaine aux yeux de cette âme en peine... Pour cela, vous pourrez aller souffler sur les dunes pour vous réfugier au mont Atlas..." (Ils adorent y allés, alors je leur offre... échange de bons procédés)...

A cet instant, un vent chaud et doux venant de la mer caressa cette belle au coeur meurtri...

- "Qui êtes-vous ? D’où venez-vous...je rêve ou que suis-je devenue..."

- "Je suis venue à la demande de ton âme, car ta peine a besoin d’aide."

- "Vous êtes une...fée ?"

- "Fée Tendresse pour les coeurs en détresse... Ta douleur est inutile, le sais-tu ?"

- "Inutile, vous ne savez pas ce dont vous parlez... J’aime, me suis offerte, et mon galant est parti... Je ne sais même pas son nom... Je suis maudite."

-" Tout de suite les grands mots pour de si petits maux...voilà ton défaut ! Arrête de pleurer, et de te faire des idées si sombres que le soleil peine ce matin à se lever. "

-" Tout ce que vous dîtes m’indiffère, je suis perdue...je n’ai plus qu’à me jeter du haut de cette falaise..."

-" Pas moins en effet...que l’Amour rend sot parfois... Ton bel étranger, t’aime...Il ne t’a point trompé. Il..."

- "Alors, pourquoi n’est-il point là auprès de moi...Il m’avait promis d’être à m’attendre ce matin pour m’emmener avec lui dans son pays...Et, depuis la nuit, j’attends...Point de monture au loin...Il m’a oublié...Ne m’aime pas..."

-" Impatiente, écervelée, tendre amoureuse, un brin trop pressée... Ne t’ai-t-il pas venu à l’esprit qu’il pouvait avoir eu un empêchement sans qu’il y soit pour quelque chose ..."

- "Non ! Aimer fait tomber toutes les barrières... Et, c’est lui qui devrait être là à m’attendre..."

-" Entends-tu dans le loin le bruit des sabots, d’un cheval au galop...Ton bel étranger, le voilà qui accoure... Et, tu voulais mourir...Inconsciente que tu es !...Il t’aime..."

- "Pourquoi m’avoir fait attendre, alors si c’est lui...."

- "C’est lui... à son père, il a parlé...de son Amour pour toi...Mais, il te racontera... Dans la vie, il faut parfois apprendre la patience... Je te laisse à ses bras, pour ton visage mouillé, les embruns passeront pour les coupables... Sois heureuse et vis ton amour avec ton bel étranger..."

Voilà, une nouvelle fois un appel qui se termine bien...regardez-les, ne sont-ils pas beaux...enlacés face au soleil...Cela me rend toujours l’âme émue...

Comment ?

Ce qu’ils se disent ?....

Petits curieux...ce n’est pas votre histoire, c’est la leur...

Occupez-vous plutôt de vos Amours à vous...

 

Si, un jour ou une nuit...Vous avez l’âme en peine...

Faites moi signe...je viendrai...

Juste un mot, vraiment pensé, et je serai là...

Le mot ?...eh, bien...Voyons, manque d’imagination, ami...

Oui, celui-là : Tendresse♥  

 

 

La Comtesse Catherine

C.DdeB

 

11.05.2009

Vous les Hommes...

 

L’Histoire dit que vous êtes forts

Toujours les yeux secs, un homme ne pleure pas

Sentiments existants, mais rien n’y paraît

Plutôt se renier que d’avouer ce faux pas

Se battre pour ou sans cause, toujours prêts

Même faire la guerre est de votre ressort...

 

Pour être un homme, un vrai que de sottises

Faut être un dur, un mec bien dans ses chaussettes

Faut boire, comme les autres du lot faire parti

Et, si pour une fois vous arrêtiez vos bêtises

Souvenez-vous du temps où vous faisiez : risette

Laissez un moment éclater votre ressenti...

 

Pour une fois acceptez l’humilité

Faites fi de votre pêché d’orgueil

Tendresse n’entretient pas la pitié

Même plus grand, vous serez à notre oeil

Humains insensibles faites-en le deuil

Sentiments devenant votre fierté...

 

Ouvrez vos coeurs à l’Autre

Vos âmes se sentiront libérées

Vos corps abandonnés à l’Amour

A nous, enfin soyez les nôtres

Plus de triche, que rêves enchantés

Aimer de nous, le serez en retour...

 

Las d’être ce qu’il vous faut paraître

Soufflez, nous vous désirons passion

Sachant dire fièrement vos faiblesses

Offrez-vous au Monde pour renaître

Vos sens, gémissements deviennent mission

Droit d’être sans honte en demande tendresse...

 

 

A notre tour le chemin, à vous montrez

Erreurs nous commettrons, consciente du fait

Aux femmes, je demande que cela cesse

Libres d’aimer sans interdits, ni tabou soyez !

Pauvres hères, besoin ils ont d’effacer leurs méfaits

A notre autel, baissez vos armes, sommes maîtresses...

 

 

Humains, à une lettre près vous étiez Femme

Hommes réfléchissez à cette évidence

Osez franchir les tabous, entrez dans la danse

Votre pénis, de sa taille franchement on s’en fout

De votre langue, de vos mains...voilà un bien fou !

Aimez-nous, nous vous aimons entretenons la Flamme...

Toi, Homme aimant jouir de mes caresses

Soit fier de n’être qu’un corps en demande

Tes râles te rendrent si beau, si vrai

Entre mes bras, ton coeur est prêt

Enfin, libéré tes sens quémandent

A toi, Homme mon âme s’adresse...

 

 

 

La Comtesse Catherine

 

C.DdeB