03.05.2010

Chevalier, où es-tu...♥

 

Pourquoi cette jeune femme à la peau d’albâtre est-elle si triste ? 

 

 

De ses paupières baissées coule une larme, une unique larme sur sa joue duvetée.

Seule, brillante comme un diamant.

Son visage rayonne même par cette indéniable tristesse.

Sa longue chevelure couleur soleil flirte avec le vent.

Elle est assise sur un rocher face à l’horizon...

 

 

 

Elle lève son visage, ouvre ses yeux à la couleur rivalisant avec celle de la mer.

Elle regarde cette immensité qui s’offre à sa douleur.

Mais quelle est-elle, cette douleur si terrible pour que sa souffrance m’ait fait un appel aussi poignant ?

Peine de coeur à n’en point douter.

Comment faire du mal à une si charmante personne, cela est inconcevable.

Tout en elle, émane la douceur d’un ange...Ne point l’aimer serait pécher !

 

 

 

Son regard semble demander de l’aide...

Mais à qui grand dieu...

Elle est seule sur cette falaise au moment où le soleil fait l’Amour à la Terre par de délicieux préliminaires, rayon à rayon léchant avec passion ses contours.

On entend les battements de son coeur au rythme du ressac, une musique telle une union de corps en fusion.

Fragile, tendre qu’une seule envie m’envahie la prendre au creux de mes bras pour la consoler...

Mais de quoi...

 

 

 

De plus, je la vois mais ne suis pas dans son monde... depuis peu j’ai la clé des songes étant devenue l’une des fées des Amours.

 

 

La Fée Tendresse, pour vous servir...

 

 

On ne naît pas Fée, on le devient...

Par choix ?

Point !

Le grand conseil du Monde magique se réunit et pendant plus de deux lunes, il délibère...

Humaine, je l’étais...

Je crois, ne m’en souviens que peu et que lorsque je le désire vraiment...

Là, je ne le veux...

Au début, je croyais rêver et j’avais raison car depuis je vis dans les rêves même fait de jour en pensée... mais ceux des humains.

Ceux qui ont perdu espoir, qui se sentent perdus ou qui croient ne jamais être aimés.

 

 

 

Cette charmante personne parle...

Allons l’écouter...

Vous ?...

Pas très habituel...

Vous êtes, là...

Alors, suivez-moi...mais aucun bruit...sinon, je vous jette un charme...des moins charmants dont j’ai le secret...

Ne plus être jamais aimé, par exemple !

Vous voilà prévenu...

 

 

 

-" Etranger, bel étranger, tes mots m’ont charmé.

Mon coeur, tu as su lui donner l’émoi.

Tes yeux à mon âme, ont crié ton Amour.

Tes baisers si peu chastes m’ont fait comprendre pourquoi j’étais née.

Tu m’as fait tienne sans que je me retienne...

Et, depuis tu es parti.... pourquoi devrais-je continuer à vivre...

Je suis trahie, trompée...

Ma vie ne vaut plus rien, je serai bannie de t’avoir dit oui..."

 

 

 

Je dois faire quelque chose...le charme d’apparition, voilà une première solution.

Mon incantation, jamais vous ne vous en souviendrez...à votre oreille de la poudre d’oubli...et hop...envolées mes paroles...

 

 

 

"Vents des cieux, entendez la Fée Tendresse à vous s’adresse...

Donnez moi quelques moments l’apparence d’une humaine aux yeux de cette âme en peine... Pour cela, vous pourrez aller souffler sur les dunes pour vous réfugier au mont Atlas..."

(Ils adorent y allés, alors je leur offre... échange de bons procédés)...

 

 

 

A cet instant, un vent chaud et doux venant de la mer caressa cette belle au coeur meurtri...

 

- "Qui êtes-vous ? D’où venez-vous...je rêve ou que suis-je devenue..."

 

- "Je suis venue à la demande de ton âme, car ta peine a besoin d’aide."

 

- "Vous êtes une...fée ?"

 

- "Fée Tendresse pour les coeurs en détresse... Ta douleur est inutile, le sais-tu ?"

 

- "Inutile, vous ne savez pas ce dont vous parlez... J’aime, me suis offerte, et mon galant est parti... Je ne sais même pas son nom... Je suis maudite."

 

-" Tout de suite les grands mots pour de si petits maux...voilà ton défaut ! Arrête de pleurer, et de te faire des idées si sombres que le soleil peine ce matin à se lever. "

 

-" Tout ce que vous dîtes m’indiffère, je suis perdue...je n’ai plus qu’à me jeter du haut de cette falaise..."

 

-" Pas moins en effet...que l’Amour rend sot parfois... Ton bel étranger, t’aime...Il ne t’a point trompé. Il..."

 

- "Alors, pourquoi n’est-il point là auprès de moi...Il m’avait promis d’être à m’attendre ce matin pour m’emmener avec lui dans son pays...Et, depuis la nuit, j’attends...Point de monture au loin...Il m’a oublié...Ne m’aime pas..."

 

-" Impatiente, écervelée, tendre amoureuse, un brin trop pressée... Ne t’ai-t-il pas venu à l’esprit qu’il pouvait avoir eu un empêchement sans qu’il y soit pour quelque chose ..."

 

- "Non ! Aimer fait tomber toutes les barrières... Et, c’est lui qui devrait être là à m’attendre..."

 

-" Entends-tu dans le loin le bruit des sabots, d’un cheval au galop...Ton bel étranger, le voilà qui accoure... Et, tu voulais mourir...Inconsciente que tu es !...Il t’aime..."

 

- "Pourquoi m’avoir fait attendre, alors si c’est lui...."

 

- "C’est lui... à son père, il a parlé...de son Amour pour toi...Mais, il te racontera... Dans la vie, il faut parfois apprendre la patience... Je te laisse à ses bras, pour ton visage mouillé, les embruns passeront pour les coupables... Sois heureuse et vis ton amour avec ton bel étranger..."

 

 

 

Voilà, une nouvelle fois un appel qui se termine bien...regardez-les, ne sont-ils pas beaux...enlacés face au soleil...Cela me rend toujours l’âme émue...

 

Comment ?

 

Ce qu’ils se disent ?....

 

Petits curieux...ce n’est pas votre histoire, c’est la leur...

 

Occupez-vous plutôt de vos Amours à vous...

 

 

Si, un jour ou une nuit...Vous avez l’âme en peine...

 

Faites moi signe...je viendrai...

 

 

Juste un mot, vraiment pensé, et je serai là...

 

Le mot ?...eh, bien...Voyons, manque d’imagination, ami...

 

Oui, celui-là : Tendresse♥  

 

 

 

 

La Comtesse Catherine.

 

C.DdeB 
Mars 2010.
© Tous droits réservés.

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Plus souffrir... pouvoir dormir...♥

Plus souffrir, ne plus vouloir voir souffrir.
À quoi sert-il de ne rien faire pour finir.
Au four ou bien au fond d'un trou à pourrir.


À quoi rime cette folie qui nous empêche de dire.
Nos sentiments à ce qui nous donne envie de vomir.
Le monde est de plus en plus fou, il ne sait plus offrir.


Clos les yeux pour éviter de voir le monde périr.
Mieux s'occuper de tout et de rien au point de nous abrutir.
Inventant toutes les meilleures excuses pour ne point nous meurtrir.



F illette excisée chez le voisin de palier : - " Elle n'a pas du rire ".
O eil perdu dans un attentat : - " Un seul suffit pour lire ".
U n enfant est mort ce matin : - " Vilain assassin, il faudra le punir ".

F emme violée qui hurlait : - " Entendu, mais oublier d'accourir ".
O euvres brûlées devant badauds : - " Pas eu le temps de réagir ".
U n homme frappé à mort : - " Pas penser à le secourir "...



Ne plus excuser les conneries par de doux sourires.
À chaque fois se dire que cela devraient passer à grandir.
Alors que tout sera pareil au même à l'instant de mourir.


Combien de tombes inutiles à fleurir.
Encore faut-il avant de nous faire sortir.
De cette torpeur qui me fait nous maudire.


Quelle solution pour que vive l'Avenir.
Tout tenter fut-il devoir par là même en finir.
Tout mieux que cette lâcheté qui nous fait fuir.


Plus souffrir, ne plus vouloir voir souffrir.
À quoi sert-il de ne rien faire pour finir.
Au four ou bien au fond d'un trou à pourrir.

Est-ce normal, je n'arrive pas à dormir...
Souffrir... dormir... mourir... pour oublier le pire !
Est-ce normal, je n'arrive pas à dormir...
Souffrir... dormir... mourir... pour oublier le pire !
Est-ce normal, je n'arrive pas à dormir...



FIN.


C.DdeB
07 Mars 2010.
© Tous droits réservés.

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♥ Eire d’Irlande, mon air...♥

Ton nom sonne fièrement Irlande.
Elfes, Fées, Leprechauns...peuplent mes rêves.
Mais pour les vilains, ce sont des fadaises enfantines.
Pourtant grâce à eux perdurent nos légendes.
Sur les falaises verdoyantes surplombant la grève.
Souffrances, pertes ils nous calment en comptines.


Tendres, fiers ils vivent en Irlande.
Monde du "Petit peuple" croit en l’Amour.
Ils m’ont annoncé avoir jeté des sortilèges.
Aux êtres haineux qui veulent qu'elle se rende.
Crédules, ils devraient se méfier de leurs tours.
Paieront cher d'avoir commis tant de sacrilèges.


Tu vois, en moi elle est mon Irlande.
Têtue, je suis dis-tu, mais j'en suis fière.
En mon sang coule la jig en balade.
Calme même par grand vent sur la lande.
S'enflammant par passion à devenir guerrière.
Dès que sur les plaies coule de l'orangeade.


Tout cela, c’est elle mon Irlande.
Disant m’aimer, à mon Monde ouvre ton âme.
Apprends ce que je suis, reçois-moi en offrande.
Dans mes veines coule le sang d’Irlande.
Le vent, la pluie, le vert, le roux, ses drames.
Vient au creux de moi faire corps dans la lande...



FIN



C.DdeB.

17 Mars 2010.
© Tous droits réservés.

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