22.05.2009
Anne ma soeur, Anne..., m’entends-tu....
Il fait chaud mais pas trop. Un après midi de printemps, certainement mais ne peux l’affirmer.
Au-dessus de ma tête un voile flotte. Sa couleur est d’un bleu tendre et doux...
En fait, il est mon seul vêtement, je ne ressens aucune gène d’être presque nue.
Il me couvre et me découvre ayant le vent comme complice....Même une sensation des plus agréables me fait frissonner : Je dirai délice !
Mes cheveux sont doux, ils caressent mon visage...ni bague, ni bijou, mais le feu aux joues.
Je ne sens pas le sol...baisse la tête...mais je vole.
Je suis devenue folle !
Cela devait arriver...Tu étais prévenue !...A toujours croire l’incroyable...
Réfléchir, penser, pas le temps...me voilà qui avance...légère comme une plume...sans douleur aucune...impossible de me diriger...je dois me laisser porter.
Le vent se fait câlin, ma peau est son amante...plus de tourmente...à mon nez, une odeur de menthe. Je dois comprendre...le décor se rapproche de moi, ou bien c’est moi qui y vais dans le décor.
Une musique au son sidérale monte le ton...n’arrive plus à penser.
Les notes pénètrent mon âme...sans aucun drame...ni alarme...comme un tendre charme...
Suis-je morte
Cela devait arriver...Tu étais prévenue !...A toujours croire l’incroyable...
Un ange vient à ma rencontre...il est beau si apaisant, il m’éblouit, il me dit :
- Âme sais-tu où tu es
- Non, est-ce important, je suis si bien
- Tu dois savoir car tu n’as que peu de temps
- Du temps, mais ici il n’existe pas
- Vrai, et pas vrai...mais, n’as-tu aucune question
- Une seule, suis-je morte ?
- Point
- Alors pourquoi je vole, pourquoi suis là, et où suis-je d’abord
- Ah, ah...pour une âme sans question...
- Pardon
- Ne demande pas toujours pardon...
- Pardon est le premier mot que j’ai appris
- Justement, il est temps que tu ne souffres plus de cela
- Les années ont passé, n’y suis jamais arrivée
- Paix à ton âme, laisse derrière ce drame
- Être ici, y a-t-il une raison
- Une autre âme à besoin de toi, je te réponds
- Comment puis-je l’aider
- Tu sauras en la voyant...
- Saurai-je lui venir en aide
- Va elle t’attend
- Point de réponse à mes questions...
Cela devait arriver...Tu étais prévenue !...A toujours croire l’incroyable...
Un peu plus bas, je vois des couleurs...des tas de couleurs...plus ou moins sombres...plus ou moins gaies...je me rapproche...peux presque les toucher...
Suis au milieu d’une foule...des gens par milliers...je les sens...les ressens.
Ils passent d’un côté, de l’autre de moi mais ne me voient pas...
Eh ! Attention...quelle sensation ! Les larmes inondent mon visage...l’un d’entre eux vient de me...traverser....
Que de peine, il y a en cet être...sa douleur me poignarde...je dois m’élever...je ne veux pas que cela recommence.
Je sens une présence que je connais, j’entends sa voix, je regarde de tous côtés...mais elle s’éloigne...
Tant de doutes, tant de pleurs, tant de douleurs, tant de coeurs secs, tant de chagrins...pourquoi ces gens si tristes?
Cela devait arriver...Tu étais prévenue !...A toujours croire l’incroyable...
Je l’aperçois, ses cheveux blonds comme les blés...cette voix si douce, si câline...mon amie...
Je suis là...
Tu sens mon âme...
Dis-moi, ton tourment.
Tu souffres, tu le veux pour amant...
Mais qui...
Lui, ma douce et tendre amie, j’en suis ravie...
Pourquoi...mais parce que...les anges me parle de lui
Tu l’aimes
Mais crains qu’il ne soit pas le bon amant...
Ma belle amie, sourit...c’est bien lui !
Tes pinceaux te l’ont par touches montrer sur tes toiles "harmonie"...
Tes visions de corps enlacés...
Ta recherche de l’Amour partagé...
Ton désir d’être aimée pour l’éternité...
C’est LUI !
Confiance ma soeur Anne, ma tendre et si délicate amie... de mon âme à la tienne que rien ne te retienne...tu seras sienne...C’est écrit !
Tu m’offres ton plus beau sourire, tes yeux pétillent, il se tourne vers toi...tu lui ouvres les bras...
J’entends ton coeur qui bat...
A l’unisson voilà une belle union !
Là, ici bas...
Cela devait arriver...Tu étais prévenue !...A toujours croire l’incroyable...
Me sens bien, si bien...le vent flirte avec moi...je ferme les yeux
Plus rien ne compte, ne souffre plus...
J’ai l’âme en Paix...
Veux bien rester...si je peux aider...je veux aider...plus jamais demander pardon d’être née...là, sais pourquoi j’ai vu le jour !
Une bourrasque me tourbillonne... m’emprisonne...
Dans ma tête, tout résonne...
Cela devait arriver...Tu étais prévenue !...A toujours croire l’incroyable...
Oups ! Me voilà dans mon lit !
M’étais endormie...j’ai rêvé...
Oui de toi, Anne mon amie...
Suis heureuse, je sais que l’Amour est sur ton chemin...
Il te tend la main...
Vive le chant des amants... je te le dirais, demain ♥
La Comtesse Catherine
C.DdeB
copyright, 22 mai 2009
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Sauveteuse...pas sauveuse... Je confirme sauveteuse...
Miel est une petite fille de bientôt dix ans. Elle est toute contente car à côté de chez elle, il y a de nouveaux voisins. Depuis deux bonnes heures, elle observe le remue ménage de cet emménagement.
Bon, il n’y a pas d’enfant de son âge. C’est vrai...mais, elle a craqué sur les nouveaux venus.
Ce sont deux vieilles personnes qui ont choisi de vivre dans cette drôle de bicoque. Oui, pas une vraie maison comme dit son papa...il y a plus de jardin que d’habitation... !
Miel était persuadée que dans cette bicoque y logeaient des fées...
La nuit, elle les entendait...elle savait ne pas avoir rêvé !
- Ben, oui ça fait plein de temps qu’il n’y a plus de gens dedans...au moins, au moins un an...oh, oui !
Le nez au carreau, le camion a ouvert la grande porte arrière juste devant sa fenêtre comme un coffre à trésor !
Elle a vu tous les meubles descendrent par les bras forts de deux hommes qui étaient eux aussi descendus de ce camion...
Rien de vraiment rigolo : un frigo, une télévision, une table ronde, et toutes sortes de trucs que l’on trouve dans une maison...
Seuls deux d’entre eux, ont aiguisé ses pensées à les regarder :
1) une vieille armoire toute moche, vraiment toute moche avec des pieds comme si elle pouvait marcher...Elle pensait d’ailleurs qu’ils auraient mieux fait de la laisser entrer toute seule...Elle était si grande, et semblait si lourde !
Et...
2) Un gros carton, un énorme carton...posé au sol...bien fermé. Les messieurs avaient eu grande peine à le porter...
Que pouvait-il y avoir dans ce carton...
Elle le fixait, ne pouvait regarder autre chose...Il y avait quelque chose de bizarre...Elle appuya son adorable visage sur la vitre froide, et écarquilla ses grands yeux ! Oui, elle était certaine de ce qu’elle avait vu...Le carton avait...bougé !...
- Je ne rêve pas, il y a quelque chose de vivant là dedans... !
Là, son imaginaire se mit en mode rapide...
- C’est un animal...féroce
- Un lion...non
- Un éléphant...non, le carton n’est pas assez grand, et sa trompe...pliée en quatre, non !
- C’est, c’est...un enfant ! Oui, un enfant qui ont enlevé...non, leur enfant mais moche comme l’armoire...ben, oui y sont trop vieux pour faire un bébé tout beau...
Un frisson la fait se reculer d’un coup. Tombe les fesses parterre...
Elle se relève et retourne au plus vite à son poste d’observation.
- Un enfant...pour le manger... ! Non, c’est dans les contes de fées... ! Ces vieux là, sont des sorciers, c’est forcé ! Un animal ferait du bruit ou pipi... autour du carton tout est sec !
Un enfant fait du bruit aussi...sauf si sa bouche est avec du ruban tout collant, du scotcheeee...comme à l’école où la maîtresse, punie les bavards. Je sais, elle me l’a fait, pas plus tard qu’hier...Beurk !
J’vais aller le sortir de là...Oups, il doit avoir mal, le carton remue de plus en plus...J’y vais...Je vais me faire gronder...Tant pis...
Elle court à la porte de sa maison, elle va pour sortir...s’arrête d’un coup !
Elle ne voit plus le carton...Oh, c’est le camion qui recule pour mieux repartir...Le voilà parti, et le carton est toujours là...
Miel avance, sort de la maison le nouveau propriétaire...le vieux sorcier...
- Bonjour, petite fille...Je suis heureux de faire ta connaissance. Je m’appelle Papy Marcel, et toi...
Miel sait que si elle ne lui répond pas, jamais elle ne pourra sauver l’enfant dans le carton...Et, puis son papa a toujours dit : sois polie, ma fille !
- Je suis Miel, bonjour monsieur.
- Enchanté, jeune demoiselle...Veux-tu venir m’aider à ouvrir ce carton...que je les sorte de là...
Miel n’a plus de salive...il sait qu’elle sait...
En plus il a dit : les sortent de là...Il y en a plusieurs.
Oh ! Si il croit que je vais dire non, par peur, il se trompe... Peur, moi jamais...enfin...pas trop, pas toujours !
Miel toussa un peu et dit
- J’veux bien...
Il ouvrit le carton...Miel retenait son souffle...en plus il ne semblait même pas avoir peur qu’elle soit, là comme...témoin !
En le regardant, elle se dit qu’il était dommage qu’il soit un sorcier, un méchant sorcier...il sentait si bon et il avait une tête qui riait avec une longue barbe blanche...il aurait pu être le père Noël...
Mais, la situation était grave...dès qu’il aurait ouvert, Miel voulait aider l’enfant ou les enfants. Le sorcier ne la laissera pas faire...en le poussant, j’arriverai à le faire tomber...juste le temps pour les emmener dans sa maison, où ils seraient sauvés !
Le carton ne bougeait plus...ils devaient avoir très peur...les pauvres...ils ne savent pas que je suis là, pour les sauver...
- Pas facile avec toute cette ficelle...tu es dans quelle classe ?
Le coup du gentil monsieur qui pose des questions, je connais...je regarde la télé...il fait cela pour que je le crois gentil et que je ne fasse rien... Ah ! Ah ! Ne pas lui montrer que je sais qui il est...
- Je suis en CE2...
- Tu aimes l’école, tu y as des amis...
Pourquoi, tu veux : leurs noms, et leurs adresses...pour les manger eux aussi...se dit Miel
- Oui et oui !
- Tu ne t’embarrasses pas avec les phrases, tu es très sage. En classe tu ne dois pas bavarder...
Pfff...Sorcier peut-être mais pas très malin...pas bavarde, moi... !
- Voilà !
Le carton était ouvert...en grand !
A l’intérieur...
Pas d’enfant, ni un, ni deux, ni cent...
Pas d’animal non plus...
Des nains...des nains de jardin...deux nains aussi vieux que le gentil monsieur...ben, oui c’est pas un sorcier !
Pourtant, j’ai pas rêvé...le carton bougeait bien...
Il les mit sur le sol...et alla jeter le carton vide...en disant :
- Tu les surveilles, je ne peux pas les laisser seuls, sinon ils se sauveraient...hi, hi, hi
Il est drôle et gentil ce Papy...Marcel...pensa-t-elle
Miel regardait ces deux nains...Ils étaient vieux mais rigolos...leurs yeux, grands et ronds...avaient bougé...Oh ! Non...voilà que cela recommence !
Elle frotta les siens, et regarda de nouveau.
Non seulement, les yeux bougeaient mais en plus l’un d’eux lui fit un clin d’oeil.
Miel, se pinça ! Ouille ! Ouille !
- Ma Mi, ma Mimi...tu t’es endormie sur le tapis...
Miel regardait son papa, sans comprendre...
Je te laisse pour aller aider nos nouveaux voisins et toi...tu pars au pays des rêves...Je t’aime, ma belle Mimi...
- Pas Mimi...suis plus un bébé !
- Comme tu voudras ma Mi...euh Miel...
Il éclata de rire...
Miel le trouvait si beau son papa, beau comme un chevalier...
- Mais, si j’ai dormi...alors...le voisin n’est pas un sorcier dit-elle
- Un sorcier...Marcel... Ah ! Ah ! Tu lis trop de contes de fée ma Mimi...Euh, Miel...Tiens un gros baiser...pour te réveiller...Et, je te fais un bol de chocolat chaud...
Elle se leva en pensant au chocolat chaud que son papa savait si bien faire...mais avant alla à la fenêtre...pas de camion...pas de carton...mais...deux nains juste là sur le sol !...Avec leurs yeux ronds et un large sourire...
Elle ouvrit grands ses yeux...et, là...Oui, elle ne rêvait pas !
Là, l’un des deux nains, lui fait bien un signe de la main...
FIN
La Comtesse Catherine
C.DdeB
copyright, 21 mai 2009
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Discussion...en haut...du bas...
- Que l’on fasse venir Eole...au plus vite ! Thanatos, je te remercie d’être passé...
- Tu sais que mes trépassés peuvent attendre un moment...
- Il faut te dire que là, ta présence est grandement appréciée
- Aurais-tu des soucis en ce monde des plus déments
- Si ce n’était que cela, j’aurai au moins un peu pour moi de temps
- Oui, il me semble me souvenir tes voyages dans leur...printemps
- Point pour l’instant, je dois régler quelques inconvénients
- Tu te donnes trop...Sois comme moi, un peu fainéant
- Facile à dire, elles viennent à toi ces âmes
- Heureusement, faudrait-il que je me damne...
- Enfin, Eole...où étais-tu ?
- Par monts et par vaux
- Laisse ton humour de côté, veux-tu ?
- Beaucoup aiment ma façon d’être
- N’avais-tu pas reçu mon mot ?
- Des mots de maux, toujours des mots...
- Que se passe-t-il en bas, tu le sais peut-être...
- Comme toujours des demandes, encore et encore
- Exagères pas, tu n’es pas Cupidon
- C’est vrai tu as raison
- Alors pourquoi toute cette pagaille
- Je ne peux fournir en un temps record
- Tu avoues enfin tes failles
- Sais-tu que ceux d’en bas, sont compliqués
- Entends-tu cela Thanatos
- Oui, mais vous laisse, m’appelle l’ambroisie
- Va mais garde-nous en un peu par courtoisie
- Moi, je n’en prends point sinon suis tempête...
- Eole, sont-ils tous atteints d’hallucinose!
- Pas plus fous il n’y a plus fête...
- Pourquoi tous ces pleurs
- Ils souffrent de malheur
- Que me racontes-tu, par tous les anges
- Oui, ils sont des plus étranges
- Je le vois, sais-tu le sujet de leur tourment
- Toi, oui, toi qui leur promet amante, amant
- Je suis là pour cela, et je trouve bien oeuvrer
- Pour bien oeuvrer, tu oeuvres même trop bien
- Sois plus clair qu’un ciel orageux, pour m’éclairer
- Ils veulent des sentiments, pire que les anciens
- Où est le mal, l’Amour est pour eux comme avant
- Seulement, sont de plus en plus éloignés les amants
- Je ne vois pas, là matière à ces plaintes à mes oreilles
- Avant, ils s’aimaient à deux pas de chez eux, plus pareil
- Comment cela, ont-ils des longues vues pour se trouver
- Pire que cela, ils ont de nouveaux moyens
- Pour se reconnaître, pour s’aimer ?
- Des nicaraguayens s’embrasent pour des himalayens
- Ah ! Ah ! Ah...je comprends pourquoi ces arrivées de tous côtés
- Thanatos, tu savais et tu t’es tu...
- Oui, car jamais de moi tu l’aurais cru !
- Qu’est-ce, ne me laissez pas ainsi...Eole, pitié
- Ils ont INTERNET...au lieu du papier
- Quelle est cette diablerie...
- Point, juste un moyen de partager l’amitié
- Amitié, amitié...à moitié
- Oui, Thanatos car l’Amour leur fait quelques chicaneries
- L’Amour, c’est moi, et je ne sais pas leur émoi
- Eh, bien, si tu n’étais pas toujours avec...
- Eole, ne me parle pas de mes échecs
- Eros, reconnais que ceux d’en bas, tu les oublies parfois
- Thanatos, est-ce moi le responsable
- Oui, et non...les laisser agir à leur guise, n’est pas raisonnable
- Mais Eole, tu dois gérer
- Voilà, cela va être de ma faute
- Ton rôle est bien d’être leur messager
- Sur un petit chantier, pas sur le monde entier
- A ce point là, de vrais coyotes ?
- Ils se découvrent et d’amis deviennent, leur autre moitié
- Alors pourquoi cette tristesse
- Mon cher, Eros ne sauriez-vous plus ce que c’est d’être amoureux
- Si Thanatos, je le sais toujours, c’est allégresse
- Pour vous, n’est ce pas Eole...mais point pour eux
- Eole, Eole...toujours la même école !
- Il se dit : débordé, mais il prend le temps pour flirter
- Flirter, pas vraiment...moi aussi je racole
- Inter...truc, il faut que cela soit arrêter
- Non, Eros !
- Non, Eros !
- Pourquoi, vos deux voix pour : Non Eros !
- Ils doivent vivre avec leur temps
- Et, puis ils sont si charmants
- Charmants, non ! Bruyants
- Laisse-les s’aimer, mais aide-les Eros !
- Comment Thanatos, toi qui as la science
- Apprends leur, juste... la Patience.
La Comtesse Catherine
C.DdeB
copyright, 20 mai 2009
07:29 Publié dans Poèsies, écrits... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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